
Ce n'est pas une question qu'il faut poser au Ministre; on connaît la piètre démarche dans laquelle son gouvernement s'est engagé. Il a commencé par prôner un dialogue impossible direct avec les mahorais, sapant sciemment la démarche de Sambi : un Etat deux administrations. Où est la continuité ? (le relais qui rassure : Ndlr)
Pire, ils ont claironné une fausse nouvelle approche, ignorant que la guerre de salive ou le statuquo est de loin meilleur que ce qui s'est révélée très vite comme une sortie hasardeuse: notre ministre tout naïvement se rend au quai d'Orsay faire une proposition de dialogue avec nos amis français pour régler le litige. Humilié, on s'humilie. La France continue son bonhomme de chemin, et le 26 décembre 2011, au plus fort de la crise social qui secouait Mayotte, par la voix de son président, fait une demande de rupéïsation de Mayotte. Vous comprenez bien que la France se moque de la main tendue du gouvernement Ikililou. Et ce jour-là, sous pression de la presse nationale, notre gouvernement se réveille, et n'a pas tardé lors d'un conseil de ministres à prendre conscience que la fausse nouvelle approche naïve a tourné court. Depuis, c'est le silence radio sur ce sujet, par contre les diplomates donnent l'impression de s'occuper de la chose. Le Ministre a raison de dire qu'il "faut donner le temps aux choses". En réalité, il ment au peuple comorien. Nous savons que la partie française ne démord pas avec son idée de discussions dans le cadre du GTHN. Un format de discussion qui n'a pas empêché la partie française d'ériger Mayotte en département Français, et de la faire évoluer en RUP, et dont l'objet majeur est de faire entériner un état de fait inacceptable en échange d'un pseudo-soutien au développement des Comores.
Vers la fin de l'année 2009, Sambi sentant la trahison a, à juste titre bloqué les travaux du GHTN au grand dam de nos amis français. A la faveur du nouveau pouvoir, nos amis français ont sollicité les nouvelles autorités, et on sait que le gouvernement comorien s'apprêtait à bouder une lettre d'Alain Juppé les invitant à ces fameuses discussions, en guise de réponse à la demande de rupéïsation de Mayotte. L'a-t-il fait ou pas? Cela devrait faire partie des questions auxquelles le MIREX doit répondre. Soyons vigilants; un travail en sourdine est mené contre les intérêts des Comores sur ce sujet. C'est la raison de la discrétion de notre diplomatie.
Publié par wongo
Publié le 5 février 2012











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