Exposition : Des visages et des mots pour un cimetière de kwasa
Vernissage le 13 janvier à 18h
Exposition du 13 au 29 janvier 2012 de 10h à 18h
En accès libre en semaine et les soirs de représentations
«Ngapvo wafu na wafu/ Il est des morts et des morts/ Les nôtres s'oublieraient plus facilement/ Parce que nés sur rivage oublié du monde » est-il écrit dans Un dhikri pour nos morts la rage entre les dents de Soeuf Elbadawi. Ces images rendent compte d'une interrogation d'artiste autour d'un cimetière marin érigé par une lointaine République de Paris en pays de lune. Des milliers de Comoriens disparaissent dans des naufrages de kwasa entre Anjouan et Mayotte depuis l'instauration du « Visa Balladur » en 1995.
Peintures: Seda (série Sans le vrai silence)
Vidéos: Mounir Allaoui (vidéaste comorien) et Soeuf Elbadawi
Textes: Saïndoune Ben Ali, Aboubacar Said Salim, Absoir, William Souny
Cette proposition est faite dans le cadre du projet « Un dhikri pour nos morts » présenté à Confluences par la compagnie Billkiss* du 18 au 29 janvier 2011.
Théâtre : Un dhikri pour nos morts
Du 18 au 20 et du 25 au 27 janvier 2012 à 20h30
Conception, écriture, mise en jeu et jeu Soeuf Elbadawi
Production et diffusion Mcezo* Cie/ Washko Ink./ BillKiss*
En partenariat avec Africultures
que l'on me brûle et que l'on me livre
cendre morte à l'ombre du ventre défait
comme ces restes d'hommes qui. par milliers.
se noient sous le lagon au crépuscule d'un matin
sans brumes.
Conscience brisée, un homme, fils et petit-fils d'un peuple de lune*, raconte, la rage entre les dents, le lent délitement de son archipel. Nous sommes aux Comores. Et ses semblables se noient par milliers sous les spotlights éteints du vaste monde. Au pied du mur - un mur dressé d'une main de maître sur un bras de mer d'à peine 70 km de long – l'homme égrène son chapelet au rythme des kwasa en naufrage, orchestrant ainsi le dhikri de la dernière illusion.
Un dhikri pour nos morts rend compte des obsessions d'un homme face au plus grand cimetière marin de l'océan indien. Entre l'Union des Comores et «Mayotte française» se meurent des milliers d'innocents depuis 1995, suite à l'instauration par l'Etat français du «visa Balladur». Les Nations Unies considèrent Mayotte comme un territoire occupé par la France depuis 1975. Les kwasa sont les embarcations de fortune utilisées par une partie de la population comorienne pour rejoindre cette île. Le dhikri est un rituel d'invocation divine dont se saisissent les initiés soufi pour rendre hommage à leurs saints et à leurs morts les plus illustres aux Comores.
*les gens du Boutre
PROJECTIONS ET DÉBATS
Samedi 21 janvier à 18h (durée, 88 min.)
L'Ivresse d'Une Oasis (Comores 2011).
Un film de Hachimiya Ahamada - Débat en présence de la
réalisatrice, à l'issue de la pièce un Dhikri pour nos morts.
Samedi 28 janvier à 18h (durée, 1h24.)
Un aller simple pour Maoré (France, Comores, 2009).
Un film d' Agnès Fouilleux - Débat en présence de la réalisatrice,
à l'issue de la pièce un Dhikri pour nos morts.
A suivre...
Rencontre et débat les dimanches 22 et 29 janvier, à 19h, à Confluences.
source : http://www.confluences.net/
Publié par Wongo le 14 janvier 2012











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