«Aujourd'hui, on constate que l'on n'a pas beaucoup avancé ». Pour Saïd Ahamada, l'un des porte-parole du collectif d'associations des victimes du crash de la Yemenia, « personne ne peut garantir aujourd'hui que ce qui s'est passé ne va pas se reproduire ».

« Des choses à se reprocher »
Le 30 juin 2009, un Airbus A310 de la compagnie Yemenia s'abîmait en mer au large des Comores, provoquant la mort de 152 personnes. Depuis, les autorités comoriennes « n'ont toujours publié le rapport d'enquête ». Un rapport établi par le bureau enquêtes et analyses (BEA) français, sur la foi de deux boîtes noires de l'appareil, retrouvées en mer. Pour les associations, « Yemenia refuse de signer le rapport, parce qu'ils ont des choses à se reprocher ». « Mais la France peut mettre la pression sur les autorités », estime Saïd Ahamada. L'absence de vérité sur le crash alimente les inquiétudes de la communauté qui continue de voyager avec la compagnie yéménite, deux fois moins chère que ces concurrentes. Elle retarde aussi l'ouverture d'un procès alors que l'instruction du tribunal de Bobigny, en charge de l'affaire, « est close ». Elle retarde enfin le versement des indemnisations aux familles.
Laurent berneronCréé le 11.02.11 à 05h00 -- Mis à jour le 11.02.11 à 05h00Publié par http://www.20minutes.fr











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