Deux conventions de financement d'un montant total de 7,9 millions de dollars (quelques 3 milliards de francs comoriens) ont été signées, samedi dernier, entre le gouvernement comorien, représenté par son ministre des Finances, Mohamed Bacar Dossar, et le Fonds d'appui au développement communautaire (Fadc), par sa directrice nationale, Doulfat Dhilkamal, et le président de son Comité de coordination, Mohamed Taoufiki. La cérémonie, qui s'est déroulée dans la salle de conférence de la direction des douanes à Mutsamudu, a été assistée par le vice-président Ikililou Dhoinine, le gouverneur Moussa Toybou entouré d'une partie de son gouvernement, ainsi que de nombreuses autres personnalités. Ces deux conventions consistent en la rétrocession par le gouvernement comorien au Fadc de dons accordés, d'une part, par la Banque mondiale à hauteur de 5,6 millions de dollars et, d'autre part, par le gouvernement du Japon à hauteur de 2,3 millions. Les accords de ces financements ont été déjà signés en juin dernier entre l'Etat comorien et ses deux partenaires. Le ministre comorien des Finances a saisi l'occasion pour rappeler que “ce que le Fadc réalise dans nos localités, c'est en fait le gouvernement qui le fait”. Il a aussi loué la reprise de la coopération entre l'Empire du Japon et l'Etat comorien, qui fut suspendue pendant des années. Et de son côté, le gouverneur s'est réjoui qu'“encore une fois, une grande convention de financement est signée à Ndzuwani”, rappelant celle, en mars dernier, de l'Agence française de développement sur l'adduction d'eau de Sima, et celle, en mai, de la Banque africaine de développement, concernant la réhabilitation du réseau d'eau de Mutsamudu. Selon Doulfat Dhilkamal, “ces dons vont financer un projet d'urgence en réponse aux crises qui ont frappé le pays, notamment les diverses crises sociopolitiques qu'a traversé notre pays, la crise alimentaire mondiale et la crise économique internationale. Les actions menées vont contribuer à atténuer leurs effets persistants”. Et toujours d'après elle, “l'objectif de ce projet est d'améliorer l'accès aux emplois à court terme et de contribuer à l'amélioration de l'accès aux services socio-économiques de base par les communautés affectées par ces crises”. Ledit projet, intitulé Fadc IV, verra son lancement fin septembre prochain et durera jusqu'en décembre 2014. Et comme cela se passe d'habitude avec cette institution, les communautés lui soumettront leurs projets pour financement et s'engageront elles-mêmes à soutenir une partie de ce financement. Après la signature des conventions, Mohamed Taoufik, en sa qualité de militant associatif (titre qui lui vaut d'ailleurs d'être désigné à la tête du Comité de coordination du Fonds), a souhaité que “la procédure de souscription au financement du Fadc, qui demeure jusqu'ici trop compliquée, puisse cette fois être simplifiée”. SM
Publié par Al-Watwan
31 août 2010











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